Le projet a été initié par le Gérontopôle du CHU de Toulouse en étroite collaboration avec l’Université Toulouse III – Paul Sabatier (UT3), l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).

Initié courant 2018, le projet de plateforme INSPIRE est né de constats partagés par des chercheurs du CHU de Toulouse, de l’Inserm et du CNRS. Les mécanismes et processus de vieillissement biologique doivent être étudiés dans tous leurs aspects (biologiques, cliniques, digitaux, d’imagerie) et de façon translationnelle avec l’humain et l’animal afin de pouvoir déterminer des biomarqueurs du vieillissement et des thérapies médicamenteuses ou non pour prévenir l’apparition de pathologies liées à l’avancée en âge. L’idée de créer une grande plateforme de recherche mettant en commun un grand nombre de données a germé et moins d’un an et demi après le premier participant a intégré la cohorte de recherche humaine au Centre de Recherche Clinique du Gérontopôle. En parallèle une large communauté scientifique de chercheurs a rejoint les rangs de la plateforme INSPIRE au sein des différents centres de recherche toulousains. Voici dans un premier temps les membres fondateurs de ce projet, présentés ci-dessous :

Gérontopôle du CHU de Toulouse : Prévention de la Dépendance au cours du vieillissement : Evaluation, prévention, traitement des déclins

 

Dirigé par le Pr Bruno Vellas, le Gérontopôle du CHU de Toulouse est internationalement reconnu dans les domaines de la gériatrie, de la prévention des déclins cognitifs et de la fragilité et est le plus grand centre de recherche en Europe sur ces thèmes. Les consultations cliniques (20 000 patients par an) se basent sur une approche centrée sur les fonctions des patients pour un vieillissement en bonne santé. De plus, il est le seul Centre Collaborateur de l’OMS sur la Fragilité, la Recherche Clinique et la Formation en Gériatrie. 

Laboratoire d’épidémiologie et analyses en santé publique (LEASP – INSERM / UT3): Méthodologie des essais cliniques de prévention du vieillissement

 

 

 

Le LEASP a une expertise reconnue dans la conception de cohortes et d’essais d’intervention dans le domaine de la prévention du déclin des fonctions lié à l’avance en âge. Les recherches conduites dans l’unité sont des recherches translationnelles assurant un continuum entre la recherche clinique, la recherche en population pouvant conduire à l’élaboration d’outils d’aide à la décision et de recommandations en santé. Elle a notamment conçu et analysé les essais d’envergure dans le domaine de la prévention du déclin cognitif : GuidAge, MAPT et HATICE pour les agences de santé FDA et EMA.
Ce laboratoire est coordonné par le Pr Sandrine Andrieu.

STROMALab (UMR 1031 Inserm / EFS / ENVT / UT3 et ERL CNRS): Cellules souches mésenchymateuses et hématopoïétiques, régénération et fibrose

C’est le Pr Louis Casteilla qui dirige le laboratoire STROMALab, internationalement reconnu dans le domaine de la médecine régénérative basée sur les cellules souches / stromales mésenchymateuses (MSC) et sur le métabolisme. Ses équipes a publié le tout premier essai clinique sur l’utilisation des cellules mésenchymateuses du tissu adipeux (ASC) dans le traitement de l’ischémie critique des membres inférieurs. En collaboration avec l’Etablissement Français du Sang, ses chercheurs ont mis au point un procédé de production de cellules approuvé par l’Agence Européenne du Médicament. Elles participent aussi à une infrastructure nationale visant à apporter les tests de biosécurité et de contrôle de la qualité des cellules à but thérapeutique pour les médicaments de thérapies innovantes. L’équipe a contribué à la définition internationale des MSC et ASC. Enfin, elle a démontré que les tissus adipeux sont un réservoir physiologique et thérapeutique de Cellules souches mésenchymateuses et hématopoïétiques. 

Centre de Physiopathologie Toulouse Purpan (CPTP – Inserm / CNRS /  UT3) : Neuroinflammation, biomarqueurs et réponses aux défis de l’Immunologie, de l’Inflammation et des maladies infectieuses :

Le CPTP, dirigé par le Pr Roland Liblau, rassemble et structure des forces de recherche (11 équipes et 4 plateformes) autour d’un but commun : l’étude du système immunitaire inné et adaptatif dans la pathophysiologie de maladies inflammatoires, dont font partie certaines maladies neurodégénératives, mais aussi les relations hôte-pathogène au cours d’infections virales ou parasitaires. Ce centre développe ainsi des programmes de recherche clinique sur des maladies telles que l’asthme, la sclérose en plaques, le SIDA ou les affections neurodégénératives. Il mène également des travaux d’optimisation des réponses vaccinales et de développement de nouvelles approches d’immunothérapie. 

Au sein du programme INSPIRE, le CPTP cherche à identifier des biomarqueurs prédictifs et des cibles thérapeutiques pour prévenir ou inverser les anomalies associées au vieillissement par l’analyse moléculaire du dysfonctionnement du système immunitaire inné et adaptatif puisque les cellules immunitaires ont un rôle clé à jouer dans le vieillissement en santé.  

Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC – UMR 1048 Inserm / UT3) :

La reconnaissance de l’Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC) se fonde sur la recherche translationnelle dans le domaine des maladies métaboliques (obésité, diabète, dyslipidémies) et cardiovasculaires (thrombose, athérosclérose, insuffisance cardiaque et rénale). Le Pr Angelo Parini et ses équipes de recherche abordent les aspects moléculaires, cellulaires et systémiques de chacune de ces pathologies pour identifier des biomarqueurs prédictifs et des nouvelles cibles thérapeutiques. De nombreux protocoles de recherche clinique issus de la recherche fondamentale de l’I2MC sont réalisés en collaboration avec les Pôles Hospitaliers et le Centre d’Investigation Clinique du CHU de Toulouse. Une grande partie de l’I2MC est impliquée dans l’étude de l’impact des maladies métaboliques et cardiovasculaires sur la fragilité et le vieillissement accéléré. Les travaux effectués ont permis, entre autre, d’identifier de nouveaux liens entre sénescence cellulaire, obésité, insuffisance cardiaque et sarcopénie. 

Une des équipes de l’I2MC travaille particulièrement sur les sécrétions adipocytaires, les obésités et les pathologies associées. De récents travaux ont notamment permis d’identifier le rôle crucial d’un peptide, l’apeline, sur l’installation et le développement d’altérations métaboliques à l’origine de la fragilité musculaire liée à l’âge (sarcopénie). D’autres investigations sont en cours visant à identifier de nouvelles molécules liées au métabolisme pouvant être utilisées comme des biomarqueurs de la perte des capacités ou ciblées afin d’établir des stratégies thérapeutiques innovantes en gérosciences. 

Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA – CNRS / UT3) : Comprendre les mécanismes de la mémoire

Les recherches menées au Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA) visent à comprendre les processus de la mémoire, et les mécanismes physiologiques cérébraux causant des déclins cognitifs liés à l’avancée en âge. Ses chercheur.e.s utilisent des modèles de souris, et  diverses approches complémentaires: analyses in silico, moléculaires et comportementales. Ils.elles étudient la plasticité et la capacité de mémoire du cerveau lors d’un vieillissement normal afin d’identifier des cibles thérapeutiques dans les domaines de « l’Inflammaging » et des dysfonctionnements métaboliques et de la mémoire. Ils évaluent aussi comment l’exposome – l’exposition au cours de la vie à des stimulations environnementales ou à une alimentation équilibrée – peut influencer les déclins cognitifs dus à l’avancée en âge. Le CRCA est dirigé par les Dr Claire Rampon et Raphaël Jeanson.

 

Laboratoire Toulouse Neuro Imaging Center (ToNIC – Inserm / UT3) : Imagerie médicale de précision

De son nom complet Toulouse Neuro Imaging Center, ce laboratoire d’imagerie médicale développe une expertise en imagerie IRM multimodale et en tomographie par émission de positons, pour étudier notamment en temps réel le vieillissement et différentes voies physiopathologiques in vivo (essais précliniques et cliniques). Au sein d’INSPIRE, l’expertise de l’unité sera mise à contribution pour quantifier de manière très précise différents biomarqueurs d’imagerie du vieillissement. Il est dirigé par le Pr Pierre Payoux.